jeudi 29 octobre 2009

Quand le péché abonde




« La grâce a surabondé » (Romains 5:20).

Quand nous étions dans la chair

Alors qu’il était encore vivant, Paul évoque une époque où « il était dans la chair » (Romains 7:5). Ce faisant, il souligne qu’il n’est plus dans cette période, qu’il n’est plus dans la chair. Il vit pleinement sa nouvelle naissance. Il laisse Dieu vivre en lui.

Qui n’a pas été consterné de constater que le péché rôdait autour de chacun ? Qui ne s’est pas découragé devant l’échec ou la chute, en dépit de résolutions sincères ?

Le péché est dévoilé dans l’Écriture et ce n’est que si nous nous laissons « vaincre » par l’Écriture que nous vaincrons.

Le péché est décrit comme ayant des désirs qui se portent vers l’homme. Ceci illustre la volonté de Satan d’asservir l’homme par le péché. Le rendant coupable, il l’accuse. L’accusant, il le rend vulnérable. L’ayant rendu vulnérable, il l’assaille. Une fois pris au piège des ruses de Satan, comme une proie sans défense l’esclave subit les assauts du malin.

Le péché de Sodome et de Gomorrhe était énorme aux yeux de l’Éternel. Il y a une gradation, une diffusion, une prolifération du péché. On peut même parler de « progrès » dans le mal.

Apocalypse 18:5 évoque cette notion d’accumulation des péchés jusqu’au ciel à propos de Babylone, l’habitation de démons et le repaire de tout esprit impur.

Ainsi, il y a une proportion du péché que Dieu mesure et évalue tant dans la vie d’un individu, dans la vie d’un peuple, que dans la vie d’une génération.

En s’offrant sur la croix pour nous racheter, Jésus a rendu possible le miracle de la nouvelle naissance.

Cette naissance de Dieu est le don de la vie de Dieu qui, elle, ne pèche pas car « quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu. (1 Jean 3:9).

La solution au péché est de naître de Dieu. Tout ce qui n’est pas né de Dieu en nous pèche contre Dieu par nature.

« Nous aussi nous étions de leur nombre et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres. » (Ephésiens 2:3).

Le salut ne fait pas écho à notre capacité de plaire à Dieu. Par nature, nous lui déplaisons. Ce qui lui plaît en nous est ce qui est né de Lui en nous. Le reste lui est hostile.

« L’ami du monde est ennemi de Dieu » (Jacques 4:4). Qu’il est mensonger de se prétendre « ami de Dieu », son enfant, tout en aimant le monde…

Nous étions étrangers, ennemis par nos pensées et par nos mauvaises œuvres… (Colossiens 1:21).

Telle est la nature de l’homme. Il est ennemi de Dieu par ses pensées et par ses mauvaises œuvres. S’il s’estime ami de Dieu par nature, il ment. S’il reconnaît être ennemi de Dieu par nature, il peut être sauvé.

C’est quand nous étions ennemis que nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils. Le message de Jésus au monde est que les péchés peuvent être pardonnés. Il a le pouvoir de pardonner quiconque le lui demande. Il a le pouvoir et la volonté de le faire. Il est venu mourir pour pardonner aux hommes leurs offenses.

Personne ne peut dire qu’il n’a pas été pardonné si tel est son désir sincère. La preuve que ce pardon a lieu et la communication d’une paix inouïe. La foi en Christ a justifié celui qui possède la paix avec Dieu.

Nous avons tous péché. Nous pouvons tous être justifié par la foi. Nous étions tous sous l’empire du péché. Nous pouvons tous échapper à l’empire du péché. La loi n’avait pour seul objectif que de nous donner la connaissance du péché. Elle n’a pas été conçue pour condamner l’homme. Nous étions tous privés de la gloire de Dieu et nous pouvons tous retrouver cette gloire de Dieu.

Le don gratuit de Christ sur la croix est devenu la justification après toutes les offenses de tous les hommes. C’est ici que réside le miracle de l’amour divin. Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit ne périsse pas.

Il ne veut pas que l’homme aille en enfer pour l’éternité. Il veut le sauver, l’arracher de l’emprise de Satan, le réconcilier, l’adopter, le sanctifier, le rendre conforme à lui-même, et ne faire qu’un avec l’homme qu’il aura racheté.

La grâce a surabondé en dépit du péché. Le péché a été vaincu au point de ne plus être l’obstacle à la sainteté de Dieu.

Nous sommes morts au péché quand nous brandissons l’œuvre de Christ. Nous sommes morts au péché quand nous le confessons Christ. Nous sommes morts au péché quand nous faisons usage de la grâce. Nous sommes morts au péché quand nous invoquons le sang précieux de l’Agneau de Dieu.

Quand il a été crucifié, le corps du péché a été crucifié et notre vieil homme, cette nature haineuse et coupable, a été détruit. À la croix, cette nature perfide a été détruite.

Nous ne sommes plus esclaves à cause de la croix qui fut le lieu de notre rédemption. La notion religieuse et théâtralisée de la croix n’a aucune espèce de valeur. Seule la réalité spirituelle de la croix conserve sa valeur et son sens.

Si celui qui est mort est libre du péché, nous sommes morts avec Christ sur la croix, puisque notre vieil homme a été crucifié avec Christ sur la croix. Ainsi celui qui est mort avec Christ sur la croix est libre du péché.

Se regarder comme « morts au péché » est un acte de foi.

Seuls ceux qui sont nés de Dieu peuvent pratiquer cette sorte de foi. C’est une position d’amour dans la confiance en un Dieu qui ne ment pas. Elle prive le péché de son pouvoir légitime quand au lieu de s’estimer sous la loi, le disciple se confesse sous la grâce.

Étant qu’il est sous la loi, l’accusation factuelle le rend coupable et condamnable.

Dès qu’il se regarde crucifié avec Christ, il se place sous la grâce, et le péché n’a plus de pouvoir sur lui. Ce mouvement intérieur est une intime conviction que donne le Saint-Esprit à celui qui le lui demande.

Le péché conduit toujours à la mort. Il est de peu d’importance d’établir une échelle de valeur du péché. S’il conduit à la mort, il prive de la gloire de Dieu. L’affranchissement du péché rend l’homme esclave de la justice. Il est libéré du péché et devient prisonnier du Seigneur. S’il refuse d’être prisonnier du Seigneur, il sera esclave du péché. Il n’existe aucune zone intermédiaire. On est soit esclave du péché, soit prisonnier du Seigneur.

Un esclave du péché n’a aucun compte à rendre à la justice. Sa conscience est éteinte. « Étant autrefois sans loi, je vivais » (Romains 7:9).

Il est insensible et sourd à la voix du Seigneur. Il ne sait même pas qu’il est perdu. Il ignore la tragédie d’une éternité dans le tourment et la condamnation. Il n’a aucune idée de la colère de Dieu et du jugement effroyable qui s’abattra sur les rebelles. Le salaire du péché est la mort immédiate sur le plan spirituel. La mort est la séparation d’avec Dieu. Les passions du péché séparent l’homme de Dieu. Les fruits d’une vie séparée de Dieu sont des fruits pour la mort.

Par nature nous sommes charnels, vendus au péché. Même si la loi est spirituelle, nous ne le sommes pas. Le péché qui habite en nous fait le mal que nous ne voulons pas. Nous sommes captifs de la loi du péché qui est dans nos membres.

La chair nous rend esclaves du péché. Seule la loi de l’Esprit de vie en Jésus Christ nous en affranchit.

Le péché a été condamné dans la chair quand Jésus étant devenu chair pour mourir dans une chair semblable à celle du péché.

L’alliance divine consiste à nous libérer de ce dont nous ne pouvons nous libérer nous-mêmes. La part de l’homme consiste à inviter l’Esprit. Vivre selon la chair signifie refuser l’Esprit, faire comme si l’Esprit n’avait pas le moindre droit sur nous, être indépendants de l’Esprit, agir de façon autonome. Vivre selon la chair est une mort spirituelle certaine (Romains 8:13).

Plus un homme sollicite l’Esprit, moins il vit selon la chair. Il refuse d’être autonome, de se conformer au siècle présent, de suivre la majorité, de plaire aux hommes, de faire ce que d’autres font pour ne pas être différents. Il est à l’écoute de l’Esprit. Il se soucie de ce que dit l’Esprit, de ce que pense l’Esprit. Il sait que l’on peu attrister l’Esprit, l’éteindre, et même le dénier.

L’homme qui sollicite l’Esprit vit dans la résurrection. Sa mentalité est renouvelée par la puissance de la vie de Die. Il sert dans son esprit dans l’Evangile du Fils. Il refuse la lettre (l’intellect), sans abandonner la raison et la réflexion, mais en les consacrant à l’Esprit. C’est dans un esprit nouveau et non, selon la lettre qu’il sert le Seigneur. Il a fait de l’Esprit de Dieu ses délices. Il vit une profonde intimité avec le Seigneur. Il est fils de Dieu conduit par l’Esprit de Dieu.

Il n’entre dans aucun raisonnement de ce monde. Il combat les influences de ce monde. Il est équilibré mais avisé quant aux pièges de la modernité, de la religion, de l’éducation, de la science. Il se laisse vaincre par la Parole à laquelle il donne la véritable autorité. Il a la hardiesse de contester l’évidence des hommes avec la Parole de Dieu. Il marche dans l’invisible. Et l’Esprit rend témoignage à son esprit qu’il est enfant de Dieu.

Ainsi, quand le péché abonde, la grâce surabonde.

jeudi 10 septembre 2009

connaître Dieu en 4 étapes

CONNAÎTRE DIEU EN 4 ÉTAPES

Evangile veut dire “bonne nouvelle” : c’est l’annonce que Dieu est amour et qu’une relation

personnelle avec Lui est possible, pour chacun(e) d’entre nous, grâce à Jésus-Christ.

Cette relation peut transformer notre vie car Dieu est la source de la Vie et de l’Amour que nous

cherchons tous.

Cet évangile vous est résumé en 4 "étapes":

4 prises de conscience/révélations

à avoir pour rencontrer Dieu de façon personnelle...

1. Croire que "Dieu est amour"

Les hommes, les autorités, les chrétiens eux-mêmes ont souvent

faussé l'image de Dieu.

Mais Il ne nous ressemble pas.

La Bible nous dit : « Dieu est Amour » (1). Jésus est venu pour manifester

cet amour qui veut prendre soin de nous. Il nous dit :

« Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai

du repos » (2). Il veut nous donner une vie avec une espérance.

-1. Dieu t'aime, profondément, passionnément, véritablement

Qui que tu sois, quoi que tu aies fait, tel(le) que tu es, Dieu fait "de toi sa plus grand joie"

et il a "pour toi des transports d'allégresse"

(3). Tu es une créature merveilleuse qu'il a voulue, désirée (4), pour que tu puisses le connaître, parler avec lui, l'entendre en retour :

"La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ" (5)

En Jésus, il est venu pour toi : son amour n'est pas théorique. A ceux qui lui donnent leur vie, il se manifeste :

"l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné"

(6). C'est ce qu'expérimentent beaucoup de chrétiens qui ont fait une rencontre avec Jésus.

2. Reconnaître que le mal fait obstacle entre nous et Dieu

Il y a en nous le meilleur, mais aussi le pire. Le mal qu'il y a en nous, blesse les autres et nous sommes aussi blessés par eux.

Dieu n'est pas loin ni indifférent, mais le mal qu'il y a en chacun de nous, nous sépare de Lui.

Car Dieu est saint, c'est-à-dire pur, sans mal. Il ne peut cohabiter avec le mal : « ce sont vos fautes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu »

(7).

Le péché, dans la Bible, désigne le mal en nous, notre attitude égoïste vis-à-vis des autres, notre volonté de mener notre vie sans Dieu.

C’est ce péché qui crée la distance que nous ressentons entre Dieu et nous.

Le péché est comme un cancer qui conduit à la mort et nous amène à être éternellement séparés de la vie et de l'amour de Dieu, si nous nous y maintenons :

« Tous ont péché et sont privés de la présence glorieuse de Dieu » (8).

ieu est parfois faussement vu comme celui qui n'attend que l'occasion de nous punir pour nos péchés.

Mais Dieu nous aime profondément et si intensément qu'il a fait une chose impensable :

il nous délivre du péché en Jésus-Christ.

Car le salaire du péché c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (9).

Pour découvrir Dieu, il faut reconnaître chacun personnellement qu’il y a le mal en nous,

ce que la Bible appelle le péché, et avoir le même regard que Dieu sur ce mal (c’est-à-dire ne pas minimiser ou excuser nos fautes).

Chacun personnellement, nous devons désirer que Dieu nous délivre de ce mal en nous, vouloir changer de vie, apprendre à se remettre en question et accepter

que Dieu nous améliore.

3. Accepter le pardon et l'amour de Dieu donnés par Jésus-Christ

sus-Christ s'est présenté lui-même comme étant Dieu fait homme, manifesté aux hommes (voir :

Jésus est-il Dieu ?). Il a montré l'amour et le pardon de Dieu par sa vie et aussi par sa mort.

En effet, Jésus s'est sacrifié volontairement pour chacun(e) d'entre nous, pour que nous n'ayons pas à subir la peine que méritait notre péché

et pour que nous puissions connaître Dieu :

« Christ est mort une seule fois pour les péchés, lui juste pour des injustes,

afin de vous amener à Dieu » (1ère épître de l'apôtre Pierre ch.3 v.18).

Sa mort a donc un sens, un but. C’est le pourquoi de sa venue jusqu’à nous : il est mort pour effacer nos fautes qui nous séparent de Dieu.

Jésus est ensuite ressuscité, montrant par là son pouvoir sur le péché et sur la mort.

Sa résurrection est la preuve de sa divinité : nous pouvons donc croire en lui, c’est-à-dire lui faire confiance, car il est toujours vivant.

Il nous apporte ainsi l'espérance d'une vie nouvelle.

Il est ressuscité pour nous donner une seconde chance dans la vie,

l'occasion d'un nouveau départ (Voir à ce sujet : Résurrection de Jésus : sens et importance).

Par son Esprit il veut nous communiquer sa force pour renoncer au mal. Ce qu'il a dit et promis, il l'a accompli.

-1. Par sa mort il nous offre le pardon de Dieu pour nos fautes.

-1. Par sa résurrection, il nous offre une relation vivante et libre avec Dieu, un nouveau départ dans la vie,

-1. grâce à la force de l’Esprit Saint (voir : qui est le Saint Esprit ?).

Nous pouvons avoir une relation avec Dieu par Jésus-Christ, en demandant pardon à Dieu

pour le mal en nous et en remerciant Jésus pour ce qu’il a fait pour nous.

C’est ce que la Bible appelle la repentance.

C'est le seul moyen d’avoir une relation personnelle avec Dieu et d’avoir l’assurance de la vie éternelle.

4. Inviter Jésus dans sa vie pour un nouveau départ

Jésus veut apporter un sens à notre vie. Mais il faut lui ouvrir notre coeur.

Il veut nous guider dans la vie, mais pas à la manière d'une autorité humaine. Il nous connaît et il nous aime tels que nous sommes.

Nous n'avons pas besoin de prouver, de mériter, de faire quelque chose pour bénéficier de son amour. 

Il suffit de renoncer au mal et de lui confier notre vie en retour, c'est-à-dire lui donner la première place dans notre vie pour que sa sagesse

et son amour inspirent nos actes et nos paroles. Cela implique avoir conscience de ce qui suit :

le mal est en moi et ce mal, qui s'appelle le péché, me sépare de Dieu et des autres.

Jésus est mort pour mes péchés et il est ressuscité pour me donner la vie éternelle, une vie de relation personnelle avec Dieu,

qui commence déjà maintenant et qui se poursuivra après ma mort

je désire suivre son exemple, écouter sa voix et faire ce qu'il dit, en renonçant à mes mauvais comportements,

pour vivre une vie nouvelle par sa force

Etes-vous convaincu(e) de ces choses et voulez-vous accueillir Jésus-Christ dans votre vie pour expérimenter l'amour de Dieu ?

C'est possible : cela se fait par la prière. Prier, c'est tout simplement parler à Dieu,

comme nous le faisons avec quelqu'un d'autre, avec sincérité et honnêteté. Voici un exemple de prière que vous pouvez faire maintenant,

là devant Dieu, pour faire cette rencontre magnifique avec Dieu. Vous pouvez aussi vous en inspirer et utiliser vos propres mots :

« Jésus, je te remercie de ton amour pour moi et de ce que tu es venu dans le monde pour mourir pour moi.

Je reconnais que jusqu'à présent j'ai dirigé ma vie sans toi et que j'ai péché. Je veux maintenant changer de vie, vivre avec toi et te suivre toujours.

Pardonne mes péchés et viens me communiquer ta présence dans ma vie.

Merci. Amen »

samedi 29 août 2009

Les yeux pour voir et des oreilles pour entendre

Les yeux pour voir et des oreilles pour entendre

Esaïe 6:9-10

9 Il dit alors : Va, et dis à ce peuple : Vous entendrez, et vous ne comprendrez point ; Vous verrez, et vous ne saisirez point.

10 Rends insensible le coeur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son coeur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.

Trois tombeaux.

Moscou, la Place Rouge. Vous pouvez y voir le mausolée où repose Lénine. Lénine y a l’apparence de la vie mais il n’est qu’un cadavre embaumé à grands frais depuis 85 ans. Son idéologie, après avoir fait illusion pendants 2 générations, s’est effondrée dans les années 1990.

Genève, le cimetière. Jean Calvin y fut enseveli, au XVIe siècle, dans une tombe anonyme à sa demande. Ses ossements y attendent la résurrection de la chair. Mais la théologie, constamment biblique, du Réformateur français est, cinq siècles après sa naissance, répandue dans le monde entier. Je le citerai souvent durant cette prédication (en italiques dans le texte).

Fidèle à l’Ecriture, son oeuvre immense reste un guide sûr pour les églises chrétiennes soucieuses de servir leur Seigneur conformément à ce qu’il a ordonné dans sa Parole.

Jérusalem, la vieille ville. Au Ier siècle une tombe y fut occupée deux nuits et moins de deux jours par le cadavre du seul Juste, crucifié injustement et cependant « selon le dessein arrêté de Dieu » (Actes 2. 23). Le troisième jour, le Seigneur Jésus-Christ ressuscita. La tombe − c’est un cas unique − est donc vide, d’où l’incohérence d’avoir bâti à son emplacement supposé une Eglise du Saint-Sépulcre que se disputent divers ordres religieux.

Puis, quarante jours après sa résurrection, le Seigneur Jésus quitta corporellement la terre. Quoiqu’il soit vivant, nous ne pourrions donc plus le rencontrer sur les routes de Galilée, Samarie et Judée qu’il a parcourues. Pouvons-nous toutefois le connaître et l’écouter, ici à Paris ? Eh bien oui, catégoriquement oui. Nous le pouvons par sa Parole écrite et par le Saint-Esprit qui l’a inspirée. Tous deux témoignent abondamment de lui.

Tel est le contexte historique dans lequel nous allons écouter la Parole de Dieu au livre du prophète Esaïe. Les serviteurs que Dieu a donnés à cette église depuis Henri Vincent et André Thobois jusqu’à Richard Gélin (qui prêche aujourd’hui à Valence) l’ont suffisamment enseignée pour qu’elle n’en soit plus au lait et puisse absorber une nourriture solide telle que nous l’offre le texte que je vais méditer avec vous.

Deux rédactions d’un même texte

Il se trouve en Esaïe 6. 9-10. Quoique son contenu ne soit pas isolé dans l’A.T. (on trouve la même idée en Jérémie 5. 21 et en Ezéchiel 12. 2), le texte d’Esaïe est celui le plus cité par le N.T. (les 4 évangiles, les Actes et la Lettre aux Romains). Tant d’insistance devrait attirer notre attention. N’est-elle pas l’indice que le Saint-Esprit veut enseigner quelque chose d’important, quelque chose de capital concernant Dieu qui, s’il est Dieu, est un grand Dieu à servir et non un petit dieu à mettre à notre service comme il nous plaît ? Lisons-le :

« Il dit (alors) : Va, tu diras à ce peuple : Écoutez toujours, Mais ne comprenez rien !

Regardez toujours, Mais n’en apprenez rien !

Rends insensible le coeur de ce peuple, Endurcis ses oreilles Et bouche lui les yeux, De peur qu’il ne voie de ses yeux, N’entende de ses oreilles, Ne comprenne avec son coeur, Qu’il ne se convertisse Et ne soit guéri ».

Notre texte apparaît, dès la première fois, sous sa forme la moins facile voire choquante pour ceux qui ont plus de sensiblerie que de sensibilité, mais dans un contexte précis sur lequel je reviendrai. Nous retrouvons la même expression, à première vue surprenante, dans 4 citations qu’en fait le N.T. :

« Et Jésus leur disait : « A vous, le mystère du Règne de Dieu est donné, mais pour ceux du dehors tout devient énigme pour que, tout en regardant, ils ne voient pas et que, tout en entendant, ils ne comprennent pas de peur qu’ils ne se convertissent et qu’il ne leur soit pardonné. (Marc 4. 11-12 ; cf. aussi Luc 8. 10) »

« Malgré tant de miracles qu’il avait faits devant eux, ils ne croyaient pas en lui, afin que soit accomplie la parole dite par le prophète Esaïe : Seigneur, qui a cru à ce que nous avons fait entendre ? Et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? Aussi ne pouvaient-ils croire, parce qu’Esaïe a dit encore : Il a aveuglé leurs yeux Et endurci leur coeur, De peur qu’ils ne voient des yeux, Qu’ils ne comprennent du coeur, Qu’ils ne se convertissent Et que je ne les guérisse.

C’est ce que dit Esaïe lorsqu’il vit sa gloire et qu’il parla de lui » (Jean 12. 37-41). « Selon qu’il est écrit : Dieu leur a donné un esprit d’assoupissement, Des yeux pour ne point voir, Et des oreilles pour ne point entendre » (Romains 11. 8).

Et voici les deux autres citations faites par le N.T., cette fois sous une forme plus facile : « C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient pas, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent. Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Esaïe :

Vous entendrez bien, et vous ne comprendrez point. Vous regarderez bien, et vous ne verrez point. Car le coeur de ce peuple est devenu insensible ; Ils se sont bouché les oreilles, et ils ont fermé les yeux, De peur de voir de leurs yeux, d’entendre de leurs oreilles, De comprendre de leurs coeurs, Et de se convertir en sorte que je les guérisse. » (Matthieu 13. 13-15).

« C’est avec raison que le Saint-Esprit, parlant à vos pères par le prophète Esaïe, a dit : Va vers ce peuple, et dis : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point ; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le coeur de ce peuple est devenu insensible ; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur coeur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. » (Actes 28. 25-27).

Nous trouvons donc 2 groupes de citations du texte. Dans l’un (5 références), l’aveuglement des hommes, à l’intelligence divine éclatant dans la création, et leur surdité à la Parole de Dieu, sont présentés comme venant de Dieu et, dans l’autre (2 références), comme venant des hommes eux-mêmes. Y a-t-il contradiction ? Il y aurait bien une fausse solution : écarter, comme s’ils ne se trouvaient pas dans la Bible, le premier groupe de textes qui plaît le moins.

« La plus grande partie des hommes, comme s’ils avaient fait un marché avec Dieu, ne s’assujettissent à sa doctrine que si elle leur paraît plaisante ; et s’ils rencontrent quelque chose qui ne leur plait pas, ou ils la méprisent hardiment ou ils la rejettent » (Calvin). Je n’ai pas le droit de m’engager sur la pente fatale consistant à trier dans l’Ecriture. Elle peut conduire à rejeter tout l’A.T. comme le fit l’hérétique Marcion, au 2e siècle ou à contrefaire toute la Bible comme le fit Mahomet dans son Coran au VIIe siècle. Nous savons bien que la foi gagne en force à tenir l’Ecriture tout entière pour vraie, du 1er verset de la Genèse au dernier de l’Apocalypse. La contradiction serait-elle alors seulement apparente ? C’est une première question.

Mais il y en a une deuxième. S’il n’y a pas de contradiction, quelle leçon retenir, quel profit tirer de cette double expression d’une même vérité, comment s’en réjouir et non en désespérer, bref comment en être affermi dans la foi au Christ ? Nous étudierons successivement les réponses qui peuvent être données à ces deux questions et nous le ferons en expliquant l’Ecriture par l’Ecriture.

1. Deux niveaux d’une même réalité : souveraineté de Dieu et responsabilité humaine

Si nous ne prêtons pas attention au contexte du texte initial, dans Esaïe 6, nous ne pouvons pas le comprendre. Au contraire, replacée dans son contexte, sa rédaction forte nous apparaîtra la seule qui soit à la fois pleine de logique et de sensibilité.

Le contexte est celui d’une vision extraordinaire où Dieu, au VIIIe siècle av. J-C., apparut à Esaïe dans toute la majesté et tout l’éclat de sa gloire trois fois sainte. Précisément, quand il cite les versets 9-10, l’apôtre Jean rappelle leur contexte : « C’est ce que dit Esaïe lorsqu’il vit sa gloire et qu’il parla de lui ». Voici ce contexte :

« L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans (de sa robe) remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes : deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux (dont ils se servaient) pour voler. Ils criaient l’un à l’autre et disaient : Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! Les soubassements des seuils frémissaient à la voix de celui qui criait, et la Maison se remplit de fumée. Alors je dis : Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées ».

Il suffit d’avoir, pas spontanément certes mais après révélation comme ce fut le cas pour le prophète, quelque sens de la glorieuse souveraineté de Dieu pour comprendre qu’il ne saurait y avoir de situation où Dieu soit soumis à l’aveuglement volontaire, au refus délibéré, bref à la décision d’une de ses créatures. Dire non à quelqu’un revient finalement, en s’opposant à sa volonté, à dominer sur cette personne, à la faire plier. Tel est le cas quand la Bible nous invite à vaincre le mal en lui disant non pour dire oui au bien (Romains 12. 21). Or personne ne peut vaincre Dieu ; ça n’aurait aucun sens. Il est saint, il est juste, il est seul bon. Il serait dès lors irrationnel et scandaleux qu’une créature puisse, par son opposition et son obstination, dominer sur celui sans lequel elle n’est rien. Esaïe avertit donc tous ceux qui, par une folle arrogance, prétendraient pouvoir être plus forts que Dieu en s’endurcissant contre sa vérité révélée. Alors Dieu, par l’Ecriture, leur répond : non, c’est moi qui vous ai endurcis, « de telle sorte que toute bouche soit fermée ». Ce qui permet à Calvin de conclure : « Il est vrai que, quant à eux, ils vont contre la volonté de Dieu ; cependant, par un moyen incompréhensible, l’issue est selon la volonté de Dieu ». De même, dans l’Exode, il est écrit tantôt que le pharaon a endurci son propre coeur et tantôt que Dieu a endurci le coeur du pharaon.

Mes amis, tenons-nous en à l’Ecriture qui nous dit ainsi tout simplement que Dieu est Dieu, incomparable à qui que ce soit (Esaïe 40. 25). Il serait vain de chercher à sonder les profondeurs de Dieu, par une curiosité déplacée. Quant à spéculer la moindre tyrannie en lui, ce serait blasphématoire et consisterait à projeter sur lui, le Saint d’Israël, les pratiques très humaines des potentats de toutes époques. Contentons-nous de retenir l’avertissement qu’il est insensé et périlleux de s’opposer durablement au Seigneur. Le fait de la mort le confirme. Elle n’est pas naturelle mais accidentelle, elle résulte du scandale d’avoir voulu décider soi même du bien et du mal, comme le fit Adam.

Nous lisons d’autre part, dans les deux textes du second groupe de citations, comme dans ceux de l’Exode où le pharaon s’endurcit soi-même, qu’à côté de cette totale souveraineté de Dieu et compatible avec elle, il y a une responsabilité des hommes. Ne sommes-nous pas des créatures exceptionnelles, les seules à avoir été créées à la ressemblance de Dieu ? Tout ce que nous possédons de bon et d’heureux, comme la liberté, dépend donc de notre relation à Dieu. Sur la liberté de l’homme, la Bible est ainsi beaucoup plus réaliste que les philosophes qui, ne tenant compte ni de la création ni de la déchéance d’Adam, exaltent une liberté humaine idéalisée, indépendante de Dieu. Cette liberté philosophique fait à tort présenter l’Evangile comme pouvant être accepté ou rejeté, comme ça vous chante, selon votre prétendu libre choix.

Mais si la Parole de l’Evangile ne pousse pas à la suivre un coeur qui, de lui-même, resterait rétif, aveugle et sourd, elle ne sera pas reçue avec foi. Pourquoi ? Parce que, depuis la faute d’Adam, « le coeur de l’homme est disposé au mal dès sa jeunesse » (Genèse 8. 21). Certes, comme le fait remarquer Calvin, « toutes les méchancetés n’apparaissent point en chaque homme, mais nul ne peut nier que chacun n’en ait la semence enclose en soi ». Le mal ne demande qu’à germer, fleurir et porter en nous ses fruits vénéneux. Nous avons donc perdu non seulement la liberté de constamment faire le bien mais aussi celle de voir, d’entendre et de comprendre des évidences, même quand Dieu nous les révèle dans la nature, qui est remplie de sa gloire et, mieux encore, dans l’Ecriture. Et comme nous faisons le mal et nous aveuglons sans contrainte, nous avons une impression de liberté. Jésus a dissipé cette illusion. Sans ménagements inutiles car trompeurs, il affirme que « quiconque commet le péché est asservi au péché » et que « nous devenons réellement libres si lui-même nous rend libres » (Jean 8. 34 et 36). Par conséquent « la volonté humaine n’obtient point la grâce par sa liberté, mais obtient liberté par la grâce de Dieu » (Calvin citant Augustin).

Si ! Si le Fils vous rend libres. Pour aller plus avant dans la compréhension de notre texte, il nous faut maintenant regarder à Jésus-Christ et à sa gloire. Selon Jean 1 et Esaïe 17. 7, il nous faut tourner le regard vers notre Créateur, tourner nos yeux vers le Saint d’Israël dont il est la seconde personne. La triple acclamation d’Esaïe 6 (Saint, saint, saint est l’Éternel des armées) ne suggère-t-elle pas déjà la triplicité de l’unité de Dieu que le N.T. rendra explicite ?

2. Jésus-Christ, le Médiateur entre Dieu et les hommes

Pourquoi a-t-il fallu − et faut-il toujours − un médiateur entre Dieu et les hommes ?

« Il ne restait nul remède, que tout ne fût désespéré, sinon que la majesté même de Dieu descendît à nous, puisqu’il n’était pas en notre pouvoir de monter jusqu’à elle [...] Qui eût pu faire cela, si le Fils de Dieu même n’eût été fait homme et qu’il prît tellement du nôtre qu’il nous communiquât ce qui était sien, faisant nôtre par grâce ce qui était sien de nature [...] Les hommes ont donc à chercher ailleurs ce qu’ils ne trouveront jamais en eux. L’office de la foi est de transférer en nous ce que le Fils de Dieu a en propre et de le faire nôtre par une communication gratuite » (Calvin).

Calvin a bien résumé le coeur de l’Evangile qui est clair et que néanmoins les hommes sont lents à comprendre ou tendent constamment à déformer. C’est pourquoi Jésus-Christ répète souvent aux auditeurs de sa Parole : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! »

C’est-à-dire, pour nous : Que celui qui a des yeux pour lire, lise et relise régulièrement l’Ecriture ! Et qu’il entende ce que le Saint-Esprit y dit !

« Et Jésus leur disait : « A vous, le mystère du Règne de Dieu est donné, mais pour ceux du dehors tout devient énigme pour que, tout en regardant, ils ne voient pas et que, tout en entendant, ils ne comprennent pas » etc.

Mes amis, si nous y voyons clair, si nous avons entendu et compris, si nous sommes dans la grande l’Eglise de Jésus-Christ, rassemblant une multitude de toutes nations, de toutes langues et de tous peuples, si nous sommes dedans et non dehors, ne nous en enorgueillissons pas car il nous a été donné d’y être, à vous et à moi ! Certes je mets ma foi en Jésus-Christ volontairement, mais en même temps j’ai la forte conviction que j’ai reçu cette foi de celui même qui en est l’objet.

Quant à savoir comment s’articulent l’appel de Dieu, réel, efficace et irrésistible, d’un côté, et la volonté réelle de l’homme créé, de l’autre, il y aurait une vaine curiosité à le chercher. Il suffit que l’Ecriture les affirme l’un et l’autre pour qu’ils soient vrais, ce que peut constater chaque croyant. Cette articulation fait partie du mystère du Règne d’un Dieu qui est assez grand pour vouloir souverainement ce que l’homme accomplit volontairement. « Dieu tire bien les hommes selon leur volonté, et non par contrainte, mais leur volonté est celle qu’il a formée en eux » (Calvin). Et la Confession de foi réformée baptiste de 1689 précise que la souveraineté de Dieu ne doit pas du tout être réduite à la prescience d’une quelconque bonne disposition humaine coopérant avec Dieu : « Cette vocation efficace ne provient que de la seule grâce de Dieu, libre et spéciale, et en rien de quelque chose qu’il verrait à l’avance en l’homme, ni d’aucun pouvoir ou opération en la créature exercés conjointement avec sa grâce spéciale ».

Il en est ainsi parce que notre élection, notre adoption et notre obéissance dépendent de Dieu seul et que toute la gloire en revient à Jésus-Christ seul. En conséquence de quoi − et non plus afin de quoi − aimons la loi de Dieu « car notre Seigneur a tellement dépeint sa nature en la loi que si quelqu’un accomplissait ce qui y est commandé, il représenterait en sa vie l’image de Dieu » (Calvin). Combien nous devons restés humbles, nous souvenant toujours que le pouvoir d’être enfants de Dieu nous a été donné (Jean 1. 12), que la volonté de faire celle de Dieu nous est donnée (Philippiens 2. 13) ! Frères et soeurs, ne suis-je pas seulement, ne sommes- nous pas seulement des vases de terre (2 Corinthiens 4. 7) qui portons un trésor certes mais que nous recevons et dont nous ne sommes en aucun cas les auteurs ?

Quels peuvent être les sentiments et la prière du chrétien affrontant l’incroyance des néo-païens du présent siècle ou la dérive de celui qui falsifie l’Ecriture et piétine dans l’ornière où il a glissé ? Ce sera la même prière qu’Esaïe exprima à Dieu : « Jusques à quand Seigneur ? » (6. 11). « Jusques à quand Seigneur ? » Et aux hommes, ce sera la même injonction, la même exhortation que celles du Seigneur Jésus : « le Règne de Dieu est proche, repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle » (Marc 1. 15). Ce sera la même supplication que l’apôtre : « Au nom du Christ, soyez réconciliés avec Dieu » (2 Corinthiens 5. 20). Ce sera la même question que l’apôtre « Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa retenue et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance » (Romains 2. 4) ? Le mot longanimité (version Segond) traduit plus exactement que patience le mot grec de l’original. Il est défini ainsi par le dictionnaire : patience à supporter ce qu’on aurait le pouvoir de réprimer et de punir.

Situons-nous bien. Nous sommes dans ce temps de la retenue et de la longanimité de Dieu. La venue de Jésus-Christ, en Serviteur, dans une chair semblable à la nôtre hormis le péché, fut un événement fondateur qu’il faut toujours se rappeler, comme nous allons le faire en prenant part au Repas du Seigneur. Mais, « puisque dans la croix, la mort et la sépulture de Christ n’apparaît que faiblesse, il faut que la foi passe outre pour être pleinement fortifiée » (Calvin). Et le Réformateur poursuit : « comme lui, en ressuscitant, s’est montré vainqueur de la mort, ainsi la victoire de notre foi consiste en sa résurrection ». En effet si Christ n’était pas ressuscité, notre foi serait annulée, remarque l’apôtre Paul. Il est facile de dire « Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort », moins facile de dire « Je suis la résurrection et la vie ». (Jean 11. 25) et encore plus difficile de ressusciter soi-même le troisième jour après la mise au tombeau. Or Christ l’a fait et a ainsi prouvé ses paroles. Notre foi en lui est pleinement validée par les faits.

La première période de la grande histoire est passée qui est décrite dans l’hymne à Jésus de Philippiens 2, celle de l’abaissement volontaire du Fils de Dieu. Elle a principalement correspondu à l’office de souverain sacrificateur de Jésus. Le même hymne ajoute qu’une troisième période est encore à venir, celle du rétablissement de toutes choses, quand cette fois tout genou devra fléchir devant Jésus-Christ ; elle correspondra à son office de Roi. Nous sommes donc dans la seconde période où « il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7. 25). « Voici le point capital de ce que nous disons : nous avons un souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux » (8. 1). Il y a là une manière suggestive de nous dire que, quoiqu’il soit absent de la terre, « Tout pouvoir a été donné à Jésus dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28. 18). Ce qui permet à Calvin d’écrire cette phrase si propre à fortifier notre foi : « Ainsi nous avons toujours Jésus-Christ avec nous, selon la présence de sa majesté ».

Cette seconde période, celle où nous sommes, correspond plutôt au troisième office de Jésus-Christ, celui de Prophète, oint par le Père qui déclare solennellement : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-le ! » (Matthieu 17. 5). Ce fut dit lors de la transfiguration de Jésus, ce court moment d’anticipation de sa gloire de Ressuscité siégeant bientôt à la droite du Père dont l’ordre demeure : Écoutez-le !

Le contexte dans lequel Jésus cite Esaïe 6. 9-10 est la parabole du semeur et porte précisément sur la manière d’écouter la Parole de Dieu. Quand Jésus-Christ parle, Dieu soi-même parle. Ses paroles ont le poids de la vérité. Contrairement aux nôtres, elles ne sont jamais des paroles en l’air, des paroles pour ne rien dire, des paroles qui s’envolent. Elles sont des paroles qui demeurent éternellement. Ou bien nous les écoutons, nous les recevons et nous les mettons en pratique, ou bien elles nous jugeront : « Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas, ce n’est pas moi qui le juge, car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles, a son juge : la parole que j’ai prononcée, c’est elle qui le jugera au dernier jour » (Jean 12. 47-48). « Que les méchants se moquent et rient tant qu’ils voudront, il n’empêche que cette doctrine qu’ils s’efforcent d’anéantir les étranglera, en sorte qu’ils sentiront finalement qu’ils n’auront rien gagné à combattre contre leur corde » (Calvin). Dieu, en Jésus, ne parle pas en quémandeur, mais avec autorité. Il aura le dernier mot, comme refuge ou comme juge. Mes amis, heureusement, oui heureusement que Dieu a le dernier mot ! Sinon, il ne serait pas Dieu et il n’y aurait donc aucun espoir pour ceux qui l’écoutent et croient en lui. Jésus est le dernier mot de Dieu. Si on ne l’écoute pas, on n’est pas libre mais manipulé par Satan. Si on l’écoute égoïstement et sentimentalement pour se sentir bien et s’épanouir, on remplace ce qui vient en premier, la recherche du règne de Dieu, par ce qui vient seulement en second et comme pardessus le marché. On ne s’est pas enraciné dans la doctrine des prophètes et des apôtres, on sera fragile et inapte à persévérer dans la foi. Si on l’écoute en brouillant son message par des ajouts extra-bibliques séduisants et à la mode aboutissant à surtout s’écouter soi-même, on reste sans fruit (Marc 4. 15-19). On a eu des yeux pour voir et on n’a pas vu, on a eu des oreilles pour entendre et on n’a pas entendu, on a eu une intelligence et une volonté pour comprendre et obéir et on a ni compris ni obéi. On a traité la Parole de Dieu comme une parole de plus parmi d’autres.

Or la Parole de Dieu n’est pas banale. Avec elle, le Règne de Dieu se fait proche. « Car Jésus-Christ ne règne pas autrement que par la doctrine de son Evangile » (Calvin). De tout temps la Parole de Dieu a exigé une attention soutenue pour comprendre soit le message des prophètes soit les paraboles de Jésus ou encore sa froideur − qui n’a pourtant pas décontenancé la femme syro-phénicienne (Marc 7. 26-29) − soit l’argumentation serrée de l’apôtre Paul. La Parole de Dieu demande aujourd’hui une volonté d’attention d’autant plus grande que la médiatisation déferlante submerge nos yeux d’images et sature nos oreilles d’informations pleines de sensiblerie quant à la forme et désespérément vides quant au fond.

Par conséquent « Si cette maxime a cours parmi nous que l’Ecriture procède de Dieu, il ne faudra point prendre ailleurs la règle ou d’enseigner ou d’apprendre » (Calvin). Comme cette maxime a bien cours parmi nous, chrétiens évangéliques baptistes, soumettons à la règle de l’Ecriture et à son critère notre pensée et notre propos ainsi que les idées et les discours dont nous sommes environnés. Cet effort sera récompensé par le goût et la saveur de la vérité.

La Parole de Dieu n’est pas banale. L’attention qu’elle réclame ne vient pas de son obscurité mais de sa trop grande clarté. Pourquoi ferme-t-on les yeux sinon pour ne pas voir sa clarté ? Les arguments prétendument intellectuels et moraux au nom desquels on se bouche les yeux et les oreilles pour ne pas voir et entendre la vérité sont invalidés par Jésus qui donne la vraie raison : « la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises » (Jean 3. 19).

La Parole de Dieu n’est pas banale. La recevoir entraîne repentance et conversion (Marc 1. 15). « L’Evangile serait imparfait et corrompu s’il ne comprenait pas ces deux membres : c’est-à-dire si on n’enseigne pas aux hommes qu’ils sont réconciliés avec Dieu, parce que la justice leur est gratuitement imputée par Jésus-Christ, et qu’ils sont réformés pour une vie nouvelle par l’Esprit de régénération » (Calvin).

La Parole de Dieu n’est pas banale. « Si quelqu’un pensait que l’Evangile s’est répandu par hasard et que c’est ainsi qu’il est parvenu jusqu’à lui, sa foi chancellerait ; ou pour mieux dire, au lieu de foi, il n’aurait qu’une opinion douteuse. Afin donc que nous ajoutions pleine foi à la promesse de salut, cette précision est nécessaire : Dieu ne jette point en l’air des paroles inutiles et incertaines, qui demeurent suspendues en l’air, mais il nous les adresse avec une délibération certaine et arrêtée » (Calvin). Autrement dit quand nous entendons prêcher l’Evangile, Dieu nous parle soi-même de façon non pas fortuite mais délibérée. Ce n’est pas une circonstance banale, car notre petite histoire entre alors dans la grande histoire de la glorieuse révélation de Dieu.

Cette grande histoire a commencé avant la création de l’univers et Jésus-Christ en a été le centre de toute éternité. Il est l’Agneau, sans défaut et sans tache, « désigné d’avance, avant la fondation du monde » (1 Pierre 1. 20). Par conséquent « En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui » (Ephésiens 1. 4).

Tel est, frères et soeurs, le « mystère tenu secret dès l’origine des temps, mais manifesté maintenant par les Écrits prophétiques, d’après l’ordre du Dieu éternel, et porté à la connaissance de toutes les nations en vue de l’obéissance de la foi » (Romains 16. 25-26).

Tous nos sens éblouis, toutes nos capacités intellectuelles émerveillées par la révélation de ce mystère-là, nous pouvons seulement nous écrier, avec l’apôtre : « A Dieu, seul sage, la gloire, par Jésus-Christ, aux siècles des siècles !

Amen !

vendredi 14 août 2009

Pourquoi suis­je sur la terre ?

Lecture de la Bible :

La parabole des deux fils

Luc 15: 12­32

Luc 15:12­32

Le plus jeune dit à son père : "Père, donne­

moi ma part d'héritage." Alors le père partage

ses richesses entre ses deux fils. Quelques

jours après, le plus jeune fils vend tout ce qu'il

a reçu et il part avec l'argent dans un pays

éloigné. Là, il se conduit très mal et il dépense

tout son argent. Quand il a tout dépensé, une

grande famine arrive dans le pays, et le fils

commence à manquer de tout. Il va travailleur

pour un habitant de ce pays. Cet homme

l'envoie dans les champs garder les cochons.

Le fils a envie de manger la nourriture des

cochons, mais personne ne lui en donne.

Alors, il se met à réfléchir. Il se dit : "Chez

mon père, tous les ouvriers ont assez à

manger, et même ils en on trop ! Et moi, ici, je

meurs de faim ! Je vais partir pour retourner

chez mon père et je vais lui dire : Père, j'ai

pêché contre Dieu et contre toi. Je ne mérite

plus d'être appelé ton fils. Fais comme si

j'étais l'un de tes ouvriers." Il part pour

retourner chez son père. Le fils est encore

loin. Mais son père le voit et il est plein de pitié

pour lui. Il court à sa rencontre, il le serre

et l'embrasse. Alors le fils dit à son père :

"Père, j'ai pêché contre Dieu et contre toi, je

ne mérite plus d'être appelé ton fils." Mais le

père dit à ses serviteurs : "Vite ! Apportez le

plus beau vêtement et habillez mon fils.

Mettez­lui une bague au doigt et des sandales

aux pieds. Amenez le veau qu'on a fait grossir

et tuez­le. Mangeons et faisons la fête. Oui,

mon fils qui est là était mort et il est revenu à

la vie. Il était perdu et il est retrouvé!" Ils

commencent à faire la fête. Pendant ce

temps, le fils aîné travaillait dans les champs.

Quand il revient et s'approche de la maison, il

entend de la musique et des danses. Il appelle

un des serviteurs et lui demande ce qui se

passe. Le serviteur lui répond : "C'est ton frère

qui est arrivé. Et ton père a fait tuer le gros

veau, parce qu'il a retrouvé son fils en bonne

santé." Alors le fils aîné se met en colère et il

ne veut pas entrer dans la maison. Le père

sort pour lui demander d'entrer, mais le fils

aîné répond à son père : "Ecoute ! Depuis de

nombreuses années je travaille pour toi. Je

n'ai jamais refusé d'obéir à tes ordres.

Pourtant, tu ne m'as jamais donné une petite

chèvre pour faire la fête avec mes amis. Ton

fils qui est là à mangé tout ton argent avec

des filles, mais quand il arrive, tu fais tuer le

gros veau pour lui !" Le père lui répond : "Mon

enfant, toi tu es toujours avec moi, et tout ce

qui est à moi est à toi. Mais il fallait faire la

fête et nous réjouir. En effet, ton frère qui est

là était mort et il est revenu à la vie. Il était

perdu et il est retrouvé".

Les 40 jours pour l’Essentiel commencent par

cette question : Pourquoi suis­je sur terre ?

“Pourquoi”, pose la question de la cause.

C’est une question effectivement importante.

Pourquoi je vis ?

Ni votre chien, ni votre chat ne se pose cette

question ! Seuls les humains s’interrogent sur

le pourquoi de leur vie. Nous éprouvons la vie

humaine comme différente. Il ne nous suffit

pas d’accumuler des jours et des années et

des biens. Nous avons besoin que cela ait un

sens. Bien sûr, biologiquement, nous

répondons aux lois communes de ce monde.

Mais nous nous éprouvons comme différents.

Cette différence s’impose à qui considère non

pas la matière, mais la vie. Notre capacité

intellectuelle est différente. Il n’y a aucune

comparaison possible entre ce que les

animaux pensent et produisent et notre essor

intellectuel et technologique. Notre puissance

émotionnelle est différente.

Seuls nous créons, sans obligation, des

choses qui ne sont pas liées au besoin de se

nourrir ou de se reproduire. Seuls nous rions ;

seuls nous pleurons. Seul nous évoquons

Dieu et prions. Nous seuls éprouvons des

joies puissantes et des tragédies profondes.

Nous sommes si différents du reste du vivant

que cette question : “pour quelle raison suis­je

sur terre ?” ne peut pas être sans importance.

Lecture : La parabole des deux fils (Luc 15, 12­

32).

Voici deux fils qui pensent leur vie d’une

manière différente. Le cadet la pense en

termes de plaisirs. Dans la vie c’est le plaisir

qui compte. Il se saisit de son héritage, part

faire la fête.

L’aîné pense la vie en termes d’obéissance.

La vertu, c’est l’obéissance ; c’est le travail.

Les deux vont connaître l’échec.

L’aîné va manifester qu’il est prisonnier d’une

mentalité d’esclave. Il se pense comme un

esclave, pas comme un fils. Il obéit au

système. Mais dans cette parabole, il y a un

père extraordinaire. Il accepte que son cadet

quitte la maison et quand ce sale gosse

revient tout piteux, il court vers lui et organise

une grande fête et il a cette parole : « Faisons

la fête, car mon fils que voici qui était mort, il a

repris vie ; il était perdu, et il a été retrouvé ! »

Et à son fils aîné qui se plaint d’avoir bossé

comme un esclave et de ne pas avoir eu de

fête. Le Père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es

toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à

toi ». Ces deux fils ont d’abord mené des vies

différentes, la bringue chez l’un et

l’écrasement chez l’autre. Les deux étaient

loin du Père, l’un visiblement, l’autre

invisiblement. Mais les deux étaient loin. Ils

découvrent l’un et l’autre que leur vie est

ratée. Et il leur faut alors découvrir que la vie

véritable, elle est en relation avec ce Père

extraordinaire. Dans la parabole, ce père est

une image de Dieu. Pourquoi le besoin

fondamental de ces deux frères quant au sens

de leur vie, se trouve­t­il dans la relation au

père ou, pour le dire autrement, pourquoi la

réponse à la question du pourquoi de notre vie

est­elle dans notre relation au Père céleste ?

Il y a dans la Bible deux grandes affirmations

fondamentales : Dieu est Vie et Dieu est

Amour. I Jean 4,8 : Dieu est Amour. Jean 5,

26 Le Père a la Vie en lui même. Dieu est Vie.

Pas Dieu est vivant. Je suis vivant et vous

aussi, mais nous ne sommes pas la vie. Dieu

est Amour, pas seulement Dieu aime. Nous

aussi nous aimons, mais aimer ne nous

empêche pas de mal aimer, voir de ne plus

aimer, de ne pas aimer. Dieu lui est totalement

Vie et totalement Amour. C’est là, le pourquoi

de ta vie ; le pourquoi de l’existence du

monde. La Vie engendre toujours la vie, et

l’amour est inséparable de la vie, l’amour se

manifeste toujours à d’autres. Il n’y a pas

d’amour s’il n’y a d’autres à aimer. L’amour est

toujours un don de soi à l’autre.

Ce monde est le monde né des exigences

même de la Vie et de l’Amour de Dieu. C’est

pour cela que nous nommons Dieu : “Père”.

Sa Vie nous a donné vie en son amour.

Le récit de la Création en témoigne. Dieu crée

l’homme. Il le crée en même temps que

l’univers, mais il le crée différemment. Dieu

crée le monde dans une sorte de cohérence

interne, les choses se répondent et

s’emboîtent les unes aux autres. Mais quand il

crée l’être humain, il le crée en relation à lui

même “ à son image et à sa ressemblance”,

comme son enfant ! Nous avons été créé pour

manifester l’amour de Dieu, comme un enfant

devrait toujours naître, comme manifestation

d’un amour.

Le pourquoi de chacune de nos vies est dans

la profondeur de la Vie de Dieu . Voilà l’enjeu !

Si vous croyez que votre vie est manifestation

de l’amour et de la vie même de Dieu ; si vous

croyez que vous existez parce que Dieu est

vie, alors les forces de découragement

perdent leur pouvoir. Les échecs, les

déceptions ne peuvent détruire ce qui est né

de la Vie parfaite de Dieu. Dieu nous a donné

la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. (1

Co. 15). On ne demande pas à un bébé à quoi

il sert. Un nouveau­né est parce que ses

parents l’ont voulu. Il est et il vit, en

manifestation de l’amour d’un homme et d’une

femme et que cet amour a engendré de la vie.

Un bébé n’a pas à justifier son existence.

C’est son existence qui manifeste qu’un

amour existe. Le bébé n’est pas là parce

qu’un spermatozoïde a rencontré un ovule. Ça

c’est le bidouillage ! Le bébé est là parce qu’il

y a de l’amour. Vous n’avez pas à vous

justifier de vivre. Vous vivez parce que Dieu

est Vie et Amour. Beaucoup d’humains vivent

en ignorant cela.

Peut être, vous, vous n’êtes vous pas né d’un

amour vrai ; peut être votre existence est­elle

encombrée des scories de votre histoire, mais

croyez­le, votre vie manifeste que Dieu est

vie. La vraie cause de votre existence, au

dessus des contingences et des accidents,

c’est que Dieu est vie et amour.

La troisième question proposée était :

quel est mon objectif ?

Mais pour décider de votre objectif, encore

faut­il connaître l’objectif de Dieu pour vous.

L’objectif de Dieu pour vous c’est que vous le

connaissiez tel qu’il est. Non comme un

empêcheur de tourner en rond, comme le fils

cadet le pensait ; non comme un patron,

comme l’aîné le vivait. Les deux ont dû le

découvrir, comme un Père aimant, attentif à

leur vie, les considérant avec tendresse, les

attendant avec persévérance. Voici l’objectif

de Dieu : Dieu veut que vous le connaissiez

tel qu’il est en vérité ; tel que Jésus nous le

fait connaître.

Ephésiens 3, 17 à 19 : « Que le Christ habite

dans votre cœur par la foi et que vous soyez

enracinés et fondés dans l’amour pour être

capables de comprendre avec tous les

croyants, quelle est la largeur, la longueur, la

profondeur, la hauteur et de connaître l’amour

du Christ qui surpasse toute connaissance, de

sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la

plénitude de Dieu ».

En 2 Pierre 1, 3 vous lirez une parole assez

proche : « Sa divine puissance nous a donné

tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en

nous faisant connaître celui qui nous a

appelés par sa propre gloire et sa propre

force. Par celles­ci, les promesses les plus

précieuses et les plus grandes nous ont été

données afin que par elles vous échappiez à

la pourriture que le désir entretient dans le

monde et que vous ayez part à la nature

divine ».

Le “pourquoi” de votre vie trouve ici son

horizon. Puisque oui ma vie manifeste que

Dieu est Vie et amour, la vie que Dieu m’offre

maintenant, sera pleine de sa plénitude,

pleine de sa présence et j’aurai part, moi

l’humain fragile, à la nature divine.

C’est la vie et la raison de vivre que le Père

vous donne en Jésus Christ.

Amen !

mardi 9 juin 2009

Membres de son corps

Membres de son corps

Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. 1 Corinthiens 12:27 

A partir de ce verset, j'hésite entre le développement d'un enseignement concernant l'appartenance, la place et la fonction de ceux que le Seigneur a ajoutés à son Corps spirituel : l'Église d'une manière générale ou apporter une simple exhortation au sujet du regard du Seigneur sur chaque membre de son Corps :

-  Comment nous voit-il ?

-  Comment vous voit-il ?

-   Comment me voit-il ?

Nous pouvons nous intéresser à l'Église d'une façon générale, en faisant de la théologie, une étude ou un discours global au sujet des membres du Corps de Christ et de leurs différentes fonctions, avec les ministères et les dons inhérents à chacun, ainsi que leur utilité réciproque, selon 1 Corinthiens 14 et Romains 12. Vous pouvez trouver des enseignements à ce sujet dans les rubriques :"l'église" et "les ministères" de pasteurweb.

Mais ce matin, je vais m'attacher plus particulièrement à développer une exhortation que je désire être un encouragement pour chacun d'entre nous.

La semaine qui vient de s'écouler, nous étions en Vendée pour quelque jours de repos loin de la région parisienne et j'ai fini de lire un  livre qui m'a surpris et éclairé au sujet de la connaissance de Dieu et de Christ dans l'Ancien Testament.

Dans un chapitre l'auteur pose la question : 

Est-ce que je compte pour quelque chose pour Dieu ?

J'avais déjà préparé l'étude pour ce matin, et c'est là que je me suis trouvé dans l'embarras : 

devais-je faire de la théologie au sujet du corps de Christ, d'une manière générale ou vous apporter une exhortation qui vous encourage chacun en particulier.

Bien sûr, j'ai fait part de mes hésitations au Seigneur et voici ce qu'il en résulte :

VOUS êtes le corps de Christ et VOUS êtes ses membres CHACUN pour sa part

Lorsque nous réfléchissons à l'Église de Christ, nous pouvons en avoir la vision d'une manière générale : une immense assemblée, composée de personnes de toutes nations, de toutes langues, de toutes races, de tous les milieux sociaux et issues de différents cultures. Et déjà nous sommes émerveillés, nous mêlant à l'adoration et aux louanges des être célestes d'Apocalypse 5.

Essayons d'imaginer un immense tas de blé, formé de millions de grains,  que nous voyons dans son ensemble.

Si nous nous approchons, et nous penchons nous remarquons ces minuscules grains de blé, qui amoncelés, tassés les uns sur les autres forment le tout.

Puis en prenant un de ces grains  entre le pouce et l'index, nous pouvons admirer sa forme et même les détails de sa structure en le plaçant sous un microscope.

Enfin vous vous dîtes que dans ce grand tas chaque grain compte et participe au volume total.

Il en est ainsi du royaume de Dieu, et particulièrement concernant l'Église du Seigneur Jésus-Christ.

Elle peut paraître immense et mystérieuse, mais elle est formée de vous et de moi, ainsi que de chacun de  ceux que le Seigneur a appelés, sauvés et ajoutés.

VOUS êtes le corps de Christ et VOUS êtes ses membres CHACUN pour sa part 

Chacun de nous est nécessaire, même le plus petit des membres et Dieu qui distingue les choses avec beaucoup plus de précision que nous avec notre microscope, discerne tous les détails de "ma" de "ta"  personnalité.

Un jour en contemplant la création, un psalmiste a posé cette question à Dieu : Qu'est-ce que l'homme pour que tu te souviennes de lui ?

Il y a quelque chose qui me frappe depuis quelques temps, c'est que nous donnons les réponses avant de réfléchir à la question.

Mais des hommes comme nous ont posé leurs questions à Dieu. Des questions souvent pleines d'inquiétudes et d'angoisses : 

Seigneur, mes ennemis sont si nombreux, que vais-je devenir ?

Bien sûr, nous avons certaines réponse de la foi, mais lorsque ces gens là  posaient la question, ils étaient dans la détresse, ils n'avaient aucune réponse, aucune certitude.

Avez vous écouté les questions de Job et celle-ci entre autres :

Pourquoi m'a-t-il (Dieu) fait sortir du sein maternel ?

Et encore :

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as tu abandonné ?

Je crie à toi et tu ne réponds pas, pourquoi te caches tu ?

Certainement, nous sommes plus sages que Job, que David et Salomon réunis et nous avons toutes les réponses. Sinon, nous serions des incrédules, n'est-ce pas ?

Il y a des circonstances où vous vous demandez certainement : 

Est-ce que je compte pour quelque chose pour Dieu ? Est-ce qu'il s'intéresse à moi ?

Cette question a sa réponse :

Jean 3:16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Romains 5:8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

Simplifions encore les choses :

Mais Dieu prouve son amour envers moi, en ce que, lorsque j'étais  encore un pécheur, une pécheresse, Christ est mort pour moi.

Ceci étant établi, faisons un peu de théologie, à partir de notre verset d'introduction :

Vous, moi, chacun, nous sommes membres du Corps de Christ

Si nous lisons attentivement 1 Corinthiens 12 et romains 12, ainsi que Éphésiens 4, nous verrons que nous avons notre place dans ce grand corps universel et que le Seigneur qui nous y a ajoutés, chacun en particulier, tient compte de notre fonction et de notre vitalité comme membre du corps de Christ.

1 Corinthiens 12:26 Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui.

Nous oublions que c'est le Seigneur qui forme le corps et y place les membres comme il le veut. Il se souvient de chacun.

Nous ne sommes pas toujours conscients que Christ,  "la tête" de  l'Église, sait, voit, entend, tout ce qui concerne chacun de ses membres.

Je lisais aussi dans ce livre cette semaine, un endroit ou l'auteur parle de ce passage d'Esaïe 49, dans lequel Dieu dit à son peuple : 

Voici, je t’ai gravée sur mes mains

Israël était alors dans une grande détresse, sous le joug du roi de Babylone, la plupart des enfants de Jérusalem étaient en déportation et voici ce qu'ils disaient :

L’Eternel m’abandonne, Le Seigneur m’oublie! 

Mais il y a eu une merveilleuse réponse à leur question : 

Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? Quand elle l’oublierait, Moi je ne t’oublierai point.
Voici, je t’ai gravée sur mes mains; Tes murs sont toujours devant mes yeux.

C'est facile de dire lorsque tout va bien : Je suis gravé dans la main de Dieu, mais lorsque la détresse est là et que notre question reste sans réponse, il est bon alors de se tourner ver Jésus :

Il est la réponse, toute la réponse de Dieu à toutes nos questions, le secours divin à toutes nos détresses.

Esaïe 53.4/6  Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.
Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

Israël en tant que peuple est gravé dans les mains de l'Eternel, mais aussi chaque personne qui le compose.

L'Église du Seigneur Jésus-Christ est dans la main percée de son Sauveur, mais également chacun des membres de cette Église, vous et moi, chacun en particulier.

Lorsque nous nous demandons si nous comptons pour Dieu, rappelons nous que Jésus a mis en évidence "une brebis" ... Parce qu'elle manquait au troupeau il est allé la cherché au prix de sa vie, pour la ramener au milieu des quatre vingt dix neuf autres.

Ainsi il nous a cherché, sauvé et ajouté à son Église. actes 2.47

La théologie concerne la place que nous occupons dans le corps de Christ et la fonction qui est la notre selon les dons de grâce qui sont accordés à chacun en particulier.

L'exhortation regarde la façon dont Dieu nous voit, chacun personnellement, dans le corps de son Fils.

     0. Il nous y a placé

     0. Il nous y confie une tâche

     0. Il attend que nous y vivions comme un membre actif

     0. Il  a préparé une place à chacun dans sa gloire, pour nous y faire entrer lors de son retour

Alors nous serons dans cette grande foule au ciel, non comme un anonyme, mais comme un racheté présent devant les yeux et dans le cœur du divin  Berger.

samedi 30 mai 2009

Le combat spirituel

fruit était beau avant de le manger). Ce n’est pas pour rien si dans son épître aux
Philippiens Paul nous exhorte en ces termes : « enfin frères et soeurs, portez vos
pensées sur tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste,
tout ce qui est pur, tout ce qui est digne d'être aimé, tout ce qui mérite
l'approbation, ce qui est synonyme de qualité morale et ce qui est digne de
louange » Phil 4:8.
Cela demande une certaine discipline ! Veillons à protéger nos pensées en gardant
nos regards fixés sur Jésus, l'auteur de notre salut
- Enfin l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu.
C’est la seule arme offensive de l’armure, attachée à la ceinture de vérité dont elle
fait partie. N’est-ce pas l’Ecriture que Jésus a cité quand il était tenté par le diable
dans le désert ? La Parole de Dieu est une arme spirituelle redoutable parce qu’elle
est justement Parole de Dieu et non seulement des hommes. Si nous ne prenons
pas la peine de la méditer, de l’étudier, de la mettre en pratique, nous ne pourrons
jamais l’utiliser dans le combat que nous devons livrer.
Beaucoup de chrétiens ignorent cet enseignement sur le
combat spirituel et vivotent dans leur foi. Ils connaissent des
hauts et des bas et finissent par s’y habituer. Ils finissent par
penser que c’est la vie normale en Christ. Mais la victoire
que le Christ a remportée sur le mal est pour nous
aujourd’hui. Alors que nous luttons comme les Israélites luttaient contre les
Madianites dans le désert, Dieu nous équipe et il nous assure de sa présence et de
sa victoire.
Avons-nous bien revêtu toutes les armes ?

lundi 11 mai 2009

C'est la foi qui sauve !

 

 

 

"Si vous aviez de la foi, pas plus grosse qu'un grain de  moutarde,  vous pourriez commander à cette montagne: déplace-toi d'ici jusque là-bas et elle le ferait. Rien ne vous serait impossible" (Matthieu 17.20).

Ce n'est pas la quantité de votre foi qui vous sauve, mais sa qualité !

Ce n'est pas I'ancienneté de votre foi qui vous aide, mais sa persévérance !

Ce n'est pas la simple présence de votre foi qui provoque des miracles, mais son action,  son audace !

Une simple goutte d'eau est de même nature que la source qui jaillit. Une simple étincelle est un feu semblable à la flamme d'un brasier. De même, une toute petite foi, c'est quand même la foi. Elle constitue, au même titre que la plus grande, I'instrument, le récepteur du salut et de toute grâce qui a sa source dans le Sauveur lui-même, car c'est Lui, Jésus-Christ, lui seul  peut sauver :

"Mais lui, puisqu'il demeure pour I'éternité, possède un sacerdoce  exclusif.  Et  c'est pourquoi il est en mesure de sauver d'une manière définitive ceux qui, par lui, s'approchent de Dieu, puisqu'il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur" (Hébreux 7/25-26, Version T.O.B.).

A celles et à ceux qui sont venus à Lui pour être secourus, Jésus a répondu :

"Ma fille, ta foi t'a sauvée; va en paix" (Luc 8/48).

"Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée" (Luc 8/50).

"Jésus dit à la femme: Ta foi t'a sauvée, va en paix" (Luc 7/50).

"Puis Jésus lui dit : Lève-toi, va, ta foi t'a sauvé" (Luc 17/19).

"Jésus lui dit : Recouvre la vue, ta foi t'a sauvé" (Luc 18/42).

Paul dira dans I'enseignement contenu dans la magistrale Epître aux Romains : "Si tu confesses de

ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu I'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé" (10/9).

Au geôlier de sa prison, bouleversé par le tremblement de terre miraculeux et libérateur, qui lui demande : "Que faut-il que je fasse pour être sauvé ?" Paul répondit: "Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta famille" (Actes 16/31).

"Dieu veut que tous les hommes soient sauvés" (1 Timothée 2/4). Il suffit à chacun de venir de tout son cœur à Jésus-Christ et de lui demander volontairement, avec foi, le pardon de ses péchés, le salut de son âme, la guérison de sa vie et de ses maladies, car il a promis :